Ma vie au Québec : 5 ans plus tard !

Chutes Montmorency

23 août 2013 – 23 août 2018. 5 ans que je suis au Québec.

Je n’en reviens pas que le temps passe si vite.

Chaque jour j’ai un peu le vague à l’âme de mon Île, mais je ne regretterai jamais de l’avoir quittée pour faire mes études ailleurs et découvrir ainsi d’autres univers.

Je pense pouvoir affirmer que, jusqu’à présent, c’est la plus belle expérience de ma vie. Et, si ce n’est prétentieux de l’écrire, je recommande à tous ceux qui le peuvent, le souhaitent, mais qui hésitent, de se lancer et oser partir.

5 RAISONS DE FAIRE VOS ÉTUDES À L’ÉTRANGER 

  1. Étudier à l’étranger, c’est s’ouvrir aux autres, autres langues, autres cultures
  2.  Étudier à l’étranger permet de concilier études et voyages
  3. Étudier à l’étranger, c’est sortir de sa zone de confort
  4. Étudier à l’étranger stimule la débrouillardise et fait grandir dans presque toutes les dimensions de la vie
  5. Étudier à l’étranger, c’est surtout apprendre à se découvrir soit même

À lire aussi : Je t’aime Ville de Québec, au revoir ! Cet article concerne aussi la Ville de Québec et tous les souvenirs que j’ai partagé avec cette charmante ville.

5 ans d’hiver et des mètres de neige plus tard 

CE QUE LA VIE M’A APPRIS PENDANT CES 5 ANS 

SE DÉCOUVRIR

  • Étrange à dire, mais après tant de temps passé en dehors de notre Pays natal nous pouvons nous y sentir un peu « étrangers », alors que nous ne sommes pas encore complètement « chez nous » dans notre pays d’adoption.
  • Avoir le mal du pays c’est humainement normal. Afin de l’estomper il m’a suffi souvent avec humour de comparer les – 30 dehors avec les +30° de mon Île lointaine. 
  • Il faut « se perdre » parfois pour mieux comprendre qui nous sommes et découvrir, loin de toute influence affective, ce que nous voulons réellement : j’ai changé de pays puis d’études, découvert et assumé de réaliser ce qui me rendait heureuse.
  • En vivant dans un autre pays que le sien (est-ce vrai pour tout le monde?) nous est souvent donné l’impression d’être en vacances.

LES AMITIÉS

  • Avec le temps, les amitiés se font et se défont. C’est triste, mais il en est ainsi.
  • Mes ami(e)s d’Université resteront certainement mes Ami(e)s pour un bon moment… Du moins c’est ce que j’espère !
  • Les retrouvailles avec nos ami(e)s d’enfance relèvent, par leur rareté, d’une réelle magie émotionnelle.
  • Mais qu’il est difficile de réussir à garder contact avec ceux qui sont loin !!! Peut-être pour cela qu’il est dit « loin des yeux, loin du coeur ».

LA FAMILLE

  • La famille est précieuse; mais lorsque des distances immenses nous en séparent, elle devient encore plus précieuse.
  • Chaque moment familial est à savourer comme un mêts délicat et rien n’est plus agréable que de faire découvrir aux siens son nouveau « chez-soi ».
  •  Il y a des milliers de moments que j’aimerais partager avec ma famille.
  • Par contre les jours de fêtes loin des siens sont probablement les plus difficiles à vivre, et ce tout le temps.

LE QUOTIDIEN DE LA VIE À L’ÉTRANGER

  • Vivre les 4 saisons rend chaque moment merveilleux. Et en « Pays de neige », il devient agréable de savourer chaque rayon du soleil estival.
  • Vivre en Amérique du Nord rend l’accès à d’autres grandes villes plus facile.
  • À devoir sympathiser et lier des relations avec des « inconnus », je suis devenue beaucoup moins timide que je ne l’étais auparavant.
  • Des anglicismes sont entrés dans mon vocabulaire sans que je m’en rende compte.

L’EXPATRIATION

  • Ma Carte Vitale me manque… Hé oui, on se rend compte à quel point on est chanceux d’en avoir une (= de pouvoir être soigné dans la journée et quasi gratuitement en France) une fois qu’on a perdu ce privilège.
  • Ne jamais tenir son Visa pour acquis. Perso j’en suis à mon 4e et ce n’est certainement pas fini. Confidence: c’est l’une de mes principales sources de stress.
  • Les démarches administratives à l’étranger paraissent toujours interminables.

 

5 ans d’amitié et de découvertes plus tard 

 

J’avais 19 ans et aujourd’hui j’en ai 24… Je ne suis plus celle que j’étais en arrivant au Québec. La vie est « parfaite » ici parce que je choisis chaque jour de n’en retenir que le positif. Le négatif existe comme partout, de l’affronter me rend certainement plus forte. Durant ces 5 ans, tant de choses se sont passées qui m’ont compliquées la vie et donné souvent l’envie de partir… mais il faut alors savoir se poser, réfléchir, affronter ses peurs et avancer. La vie et le temps nous rendent plus forts, plus humains aussi.

À lire aussi : Est-ce grave de ne pas se sentir chez soi ? Une petite réflexion sur le fait d’appartenir à un lieu en particulier.

 Je suis venue ici sans attente particulière. Mais maintenant je ne sais si et quand je repartirai !

 

***

 

Et vous, étudiez-vous à l’étranger ? Qu’est-ce que vous retenez de cette expérience ? 

Si non, vous étudiez où ?

Publié par

Barbara, jeune réunionnaise expatriée au Québec. Après avoir vécu presque 5 ans à Québec, j'ai déménagé à Montréal. Mon but ? Partagez avec vous mon amour du Québec !

5 commentaires sur « Ma vie au Québec : 5 ans plus tard ! »

  1. C est un beau challenge. Continue à nous donner tes impressions. Tu en tireras aussi des bénéfices

  2. Je n’ai pas étudié à l’étranger mais je suis partie 2 semaines chez une amie vivant à Montréal, et je trouve la vie tellement différente là-bas ! J’ai éprouvé beaucoup de nostalgie en revenant et je sais que j’y retournerai. Ton article est hyper intéressant en tout cas, 5 ans c’est énorme, je n’aurais sans doute pas eu le courage de le faire. Même si on ne sait jamais de quoi la vie est faite 🙂 Merci pour ce partage de vie ! Des bisous

  3. Très joli récit dans lequel je me reconnais beaucoup 🙂 J’ai vécu en Pologne pendant 3 ans et je suis rentrée en France depuis peu. J’ai vraiment du mal à me réadapter. ça doit être sympa aussi le Canada ! En tout cas, tes photos sont très belles 🙂

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